mardi 24 novembre 2020

En télétravail avec Karine Picard, DG d’Oracle France


Rencontre avec la directrice générale du géant de l’informatique, dans son appartement de Neuilly-sur-Seine, devenu son bureau depuis début 2020... et au moins jusqu’en janvier 2021.

Photo de Quentin Périnel


Pourquoi cette pièce est-elle propice au télétravail et en quoi vous inspire-t-elle?

Parce qu’elle a à la fois de la lumière, de l’espace, une vue... et une grande table. Cela me rappelle mon bureau chez Oracle, à Colombes. J’ai aussi un petit bureau dans ma chambre mais, symboliquement, cela me gêne de travailler dans la pièce où je dors. Chaque soir, je fais disparaître de chez moi toute trace liée au travail... Heureusement, dans mon cas, il s’agit juste d’un ordinateur et d’un carnet.

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Qu’est-ce qui manque chez vous que vous pouvez trouver au bureau?

Une imprimante! Je me rends compte à quel point ces machines sont importantes, mais, en même temps, à quel point elles sont beaucoup trop utilisées! Je n’arrive pas à me résoudre à en acheter une: j’ai l’impression que cet outil pérenniserait la situation de télétravail à outrance... Or, ce qui me manque aussi beaucoup, c’est le contact humain et la spontanéité des rencontres fortuites dans le couloir.

Comment parvenez-vous à vous évader en télétravail?

Curieux paradoxe! Impossible de rester toute la journée statique sur ma chaise, en effet... Dès que je peux sortir faire une course, je saute sur l’occasion. Chez moi, pendant mes meetings, je fais les cent pas, j’observe par la fenêtre le chat du voisin d’en face, et surtout, j’ai le bonheur d’avoir un balcon agrémenté de quelques arbres.

Pour vos meetings avec vos collaborateurs justement, imposez-vous la visioconférence?

Pas systématiquement! Je comprends tout à fait que tôt le matin, on n’a pas envie d’être filmé. Je ne flique pas et je laisse la liberté à chacun. Pour les meetings qui incluent beaucoup de participants, la visio est contre-productive. En revanche, pour les points avec deux ou trois participants, c’est une bonne chose. Cela n’est d’ailleurs pas forcément une intrusion dans la vie privée: des «faux» fonds d’ambiance existent. À titre personnel, j’aime entendre et voir les animaux de compagnie de mes collaborateurs. Cela humanise et met de la bonne humeur.

Les télétravailleurs ont amélioré leur décoration et optimisé leur confort... Qu’avez-vous changé chez vous?

J’ai ajouté des fleurs et des coussins. Je vis dans cet appartement depuis peu de temps. Et passer tout son temps quelque part peut impliquer de s’en lasser rapidement. J’essaie de remédier à cela. Pour continuer à éprouver du plaisir à habiter chez moi... et à y travailler!


Source : Le Figaro - Quentin Périnel


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