mardi 26 janvier 2021

Julia de Funes "Les étoiles de l'économie"

 La conférencière réfléchit beaucoup à la place du travail dans notre monde. Pour la soirée des « Etoiles de l’économie », ce mardi 26 janvier à 18 heures, elle nous aidera à mieux l’apprécier en temps de pandémie.


Julia de Funès interviendra ce mardi soir lors de la soirée des Etoiles de l’économie, diffusée en direct du Palais de Pau à 18 heures.

© dr

Ce n’est pas un hasard si Julia de Funès figure parmi les philosophes écoutés des chefs d’entreprises. Pas non plus un hasard si notre journal a décidé ce mardi de l’inviter, en distantiel malheureusement, au cours de notre soirée des Etoiles de l’économie (lire par ailleurs). D’abord parce qu’en plus de son doctorat en philosophie, la conférencière peut s’enorgueillir d’un DESS en Ressources humaines, et d’avoir travaillé 10 ans dans ce domaine.

Elle s’est donc nourrie de cette expérience en entreprise pour étayer ses réflexions sur les fondamentaux, et parfois les poncifs qui nourrissent le monde de l’entreprenariat. On se souvient du coup de fouet que son livre, cosigné avec Nicolas Bouzou, « La comédie (in)humaine » avait constitué chez les managers, expliquant que les process omniprésents dans les grandes structures avaient complètement fait fuir les talents. Avec la pandémie, l’émergence brutale et forcée du télétravail – sujet sur lequel elle a d’ailleurs beaucoup été mise en avant sur les plateaux télé ces derniers temps.


La crise, et après ?

Au travers de son petit opus dans la collection « Et après ? » opportunément lancée en pleine pandémie par les éditions de l’Observatoire, elle revient sur les grandes questions qui ont saisi tout un chacun, mais aussi les chefs d’entreprises quand, en mars dernier, tout a changé…

Au départ, la collection voulait nous parler du « monde d’après », auquel plus personne ne se risque de tracer les contours ces derniers temps, tant le bout du tunnel semble encore loin et incertain… Fine mouche, Julia de Funès avait pourtant intitulé son ouvrage « Ce qui changerait sans tout changer ». « J’ai commencé à écrire alors qu’on était en plein confinement, et qu’il était difficile de deviner ce qui allait se passer. Le titre est une référence au Guépard ».

On connaît la fameuse phrase de Lampedusa, « tout doit changer pour que rien ne change », et c’est un peu la thèse de ce bref e-book qui vient nous rappeler l’essentiel en convoquant aussi bien Alain qu’Aristote ou Bachelard. Au travers quelques thématiques quotidiennes, Julia de Funès rappelle des vérités intangibles en ces temps si mouvants.

Qu’il faut « profiter de la rupture, du temps d’arrêt de la catastrophe, pour ne pas sombrer dans l’immobilisme ». Que l’épisode nous montre combien le travail comme but est vain, et qu’il faut précisément lui trouver un sens pour cette raison.

Fidèle à sa méthode, qui est de fuir les recettes toutes faites des coaches en développement personnel, elle relève combien la hiérarchie des métiers a été finalement retrouvée entre ces métiers essentiels et les « bullshit jobs » qui envahissent les grands comités exécutifs. Surtout, à éviter les prédictions trop hasardeuses, elle préserve une actualité à son texte, malgré ce monde d’après qui n’arrive toujours pas…

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