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lundi 9 novembre 2020

Bullshit job, perte d'intérêt... les salariés en quête de sens dans leur trava

Perte d’intérêt, process absurdes, "bullshit jobs", licenciements… autant de dérives qui abîment la "valeur travail" depuis des années et rongent la motivation des salariés. Si le labeur reste l’un des fondements de notre société, ses modalités sont remises en cause aujourd’hui.

De la communication à Paris à la plomberie à Orléans… A 33 ans, Léa a changé de vie pour ne plus se sentir envahie par le malaise qu’elle ressentait chaque matin en allant au travail. Dans l’entreprise de packaging où elle était graphiste, son intérêt s’est petit à petit émoussé, jusqu’à s’étioler. "Au bout de cinq ans, j’y allais à reculons en me demandant pourquoi je continuais à bosser." Elle a obtenu une rupture conventionnelle, fait un bilan de compétences et passé un CAP de plomberie. "Je voulais un job utile, avec des résultats rapides et qui me donne l’occasion d’aider les gens pour leurs besoins vitaux. C’est le cas de l’eau et du chauffage."

Pour quelles raisons travaille-t-on ? Léa n’est pas seule à s’être posé la question. Encore moins peut-être depuis la crise sanitaire. Ces mois d’activité buissonnière ont incité les gens à regarder de biais leur emploi. Après le confinement, la société de conseil en RH Empreinte humaine et le sondeur OpinionWay constataient que 48% des Français affirmaient que leurs priorités avaient changé et 34% se voyaient voguer vers de nouveaux centres d’intérêt. Un avertissement pour les entreprises, confirmé par une enquête Ipsos menée fin juin, selon laquelle 9 salariés sur 10 voudraient que leurs boîtes donnent un sens à leur travail et 85% estiment nécessaire que l’entreprise leur permette de se "sentir utile aux autres". C’est sans doute le symptôme aigu d’une maladie qui couve depuis longtemps.

Dans un article provocateur de 2013, l’anthropologue américain David Graeber, récemment décédé, a mis un nom sur le problème : les "bullshit jobs", ces "jobs à la con" inutiles, absurdes, voire néfastes, dont les salariés – parfois très bien payés – ne peuvent eux-mêmes justifier l’existence. Succès retentissant dans les open spaces du monde entier : l’expression visait juste. Jusqu’à 40% des salariés anglais et néerlandais, selon les enquêtes menées par l’anthropologue, sont quasi incapables d’expliquer à quoi sert leur job ! Et l’exercent au prix d’une souffrance morale et psychologique importante.

Pourquoi continuer à bosser dans ce cas ? Sans doute en raison de la centralité du travail dans notre société, qui reste bien plus qu’un gagne-pain. Devenu libre et émancipateur, il s’oppose à l’oisiveté dès le XVIIIe siècle ; il accompagne la démocratie en redistribuant les places, en procurant une position sociale. Il permet le progrès, la maîtrise de la nature et des risques, dans la logique des idées positivistes. Et il fait "société". "On sous estime le fait que les salariés dans une organisation ont des relations avec d’autres personnes, rappelle Maurice Thévenet, professeur de management à l’Essec. Dans une société de plus en plus déstructurée, où il y a moins de villages, moins de liens familiaux, les entreprises portent cette responsabilité sociétale." L’enseignant a enquêté avec ses étudiants sur les relations hors travail des salariés : les résultats révèlent que nombre d’entre eux n’en avaient aucune hors de la famille et du boulot !

Andrea Piacquadio / Pexels


Dans les années 1930, un classique de la sociologie a déjà listé en creux les fonctions modernes du travail. Les Chômeurs de Marienthal, enquête de Paul Lazarsfeld, Marie Jahoda et Hans Zeisel dans une petite cité autrichienne minée par le chômage, dissèque tout ce que les habitants ont perdu en même temps que leur travail : une temporalité de la vie, des contacts sociaux, des buts dépassant leurs visées propres, une identité sociale. "Le travail est aussi la principale arène où on montre ses capacités, on apporte son utilité et on participe à la construction de nouvelles réalités", complète la sociologue Dominique Méda (1).

Autant que le sens ou l’utilité du travail, c’est sa reconnaissance qui fait défaut. 4 salariés sur 10 s’en plaignent, selon le dernier baromètre sur la santé au travail de Malakoff Humanis. Pas seulement financière, la reconnaissance tient aussi à la prise en compte des caractéristiques d’un métier, des compétences et expertises nécessaires pour le réaliser et produire quelque chose dont on puisse être fier. La philosophe Julia de Funès et l’économiste Nicolas Bouzou constatent dans un ouvrage récent (2) que le management, "qui n’est pas forcément inhérent au capitalisme contemporain", a vidé de leur signification un certain nombre d’activités dans les grandes entreprises, notamment avec une "technicisation continue des tâches" et un renforcement du contrôle qui vont à rebours de la recherche du sens. Le sentiment du "travail bien fait", notion chère au sociologue Yves Clot (3), se trouve au cœur de la reconquête du sens. Mais il passe par une perception globale du travail, bien à l’encontre de la parcellisation en cours dans les entreprises.

Enfin, une critique du travail relative à l’écologie se répand parmi les plus jeunes actifs. Peut-on rester prisonnier d’une "mystique de la croissance", croître indéfiniment dans un monde fini ? "Ça bouge très vite dans les têtes", assure Vincent Liegey, essayiste et conférencier. Militant pour la décroissance, il intervient dans plusieurs écoles d’ingénieurs et accueille des élèves en stage de fin de cursus au sein de Cargonomia, un centre d’activités solidaires et de recherche qui associe un atelier de fabrication de vélos cargo, une ferme écologique et un service de coursiers. "Je suis de plus en plus sollicité par les élèves des grandes écoles, critiques vis-à-vis du système de production, poursuit-il. Un fossé se creuse entre eux et les entreprises, qui ont le sentiment de faire des efforts alors que ces étudiants y voient du green washing." Fin 2018, le Manifeste pour un réveil écologique lancé auprès des étudiants de grandes écoles – Polytechnique, HEC, Normale sup… – a réuni 13.000 signataires en trois semaines, qui s’engageaient à ne jamais travailler pour une entreprise polluante.

Vincent Liegey plaide pour un revenu inconditionnel afin de ralentir la course à la croissance. Les défenseurs du revenu universel ont peiné à convaincre jusqu’ici. Pas seulement en raison des interrogations sur les modalités et le coût d’une telle mesure, mais parce que le travail reste central dans notre société. Et puis, en ouvrant la perspective d’une société qui ne serait pas construite essentiellement sur un labeur rémunéré, ils brisent un tabou, explique-t-on à la Fondation Jean-Jaurès, think tank de gauche : "Celui du retour possible vers le plein-emploi, Graal promis par chaque gouvernement depuis des décennies. Et contre lequel toutes les ambitions politiques se sont fracassées." Il serait peut-être temps de changer de Graal !


CAPITAL MANAGMENT - 


GUILLAUME LE NAGARD PUBLIÉ LE 09/11/2020 À 10H17

(1) Le Travail. Que sais-je. 2018. 

(2) La Comédie inhumaine, L’Observatoire. 2018. 

(3) Le travail peut-il devenir supportable ?, Armand Colin. 2014.



Frais et télétravail : quand c'est flou


Le travail à distance occasionne un certain nombre de dépenses. Comment sont-elles prises en charge ?


Un travail de fond doit être entrepris pour lister tous les foyers de dépenses du télétravailleur. Le Figaro


Ici, c'est une entreprise spécialisée dans l'énergie qui vient de profiter des dernières semaines pour équiper tous ses collaborateurs d'un ordinateur portable ; là, c'est un acteur de l'hôtellerie qui s'assure que l'ensemble des équipes dispose d'une connexion Internet personnelle et prend des mesures pour cela ; là encore, c'est une société du secteur des composants électroniques qui réfléchit à la manière d'assumer une partie des dépenses chauffage de ses salariés. Bref, ce second confinement attesté par une masse de télétravailleurs jette une lumière crue sur les frais du travail à distance. « Le dossier est devenu beaucoup plus prégnant qu'au printemps, souligne Marie Donzel, directrice associée du cabinet expert en questions sociales AlterNego, il y a deux raisons à cela : d'une part, l'expérience de mars à mai a fait émerger ces problématiques, d'autre part, nous sommes en hiver, avec un environnement de télétravail plus coûteux à gérer. »

Petits chèques

Cette prise de conscience ne signifie pas un traitement optimal des différents volets. Ces jours-ci, on voit de nombreuses entreprises s'acquitter d'un petit chèque censé recouvrir des frais mal définis. « Ce flou dont pâtit le collaborateur s'explique parce que le télétravail est encore mal pensé au niveau des textes, poursuit Marie Donzel, le distanciel est encore trop souvent considéré comme un simple outil de flexibilité ou un privilège pour telle ou telle catégorie de collaborateurs. » Selon l'intéressée, un véritable travail de fond doit désormais être entrepris pour lister tous les foyers de dépenses, comparer avec ce qui se fait déjà et proposer des pistes concrètes. La tâche est d'ampleur car différentes situations sont amenées à coexister au sein d'une même entreprise : « Par exemple, la consommation d'énergie n'est pas identique d'un foyer à l'autre. De même, les dépenses de nourritures varient beaucoup en fonction de la localisation géographique. »

Avocat associé chez Melville Avocats, Pierre Warin résume les règles applicables en droit du travail : « Dans le cadre de l'accord national interprofessionnel du 19 juillet 2005 sur le télétravail, les principes généraux ont été fixés, assortis d'un certain nombre d'obligations sur la prise en charge des frais professionnels de télétravail. » Les questions du matériel informatique et des outils de communication en général sont ainsi abordées. Reste que les ordonnances Macron de 2017 ne confirment ni n'éclaircissent aucun de ces points : « Forcément, cela introduit un certain flou, poursuit Pierre Warin, de manière très concrète, on ne sait pas très bien par exemple jusqu'à quel point la mise à disposition d'un ordinateur doit être prise en charge. »


Plus facile dans les grandes entreprises

L'avocat explique ainsi que ces questions se règlent souvent de manière spécifique à chaque entreprise, dans le cadre d'un dialogue social plus ou moins formalisé. « L'expérience montre que les grandes entreprises s'emparent plus facilement d'une politique cohérente de télétravail : elles ont davantage de ressources et de partenaires sociaux pour proposer et mettre en œuvre une solution globale. » En attendant, une situation est toujours en jachère, celle des repas : si le salarié ne bénéficie pas de titres-restaurants et que sa cantine d'entreprise est inaccessible, les frais de bouche au quotidien lui échoient désormais intégralement, sans possibilité d'une aide ou d'un tarif attractif, sauf avantage consenti volontairement par son employeur dans le respect du principe d'égalité de traitement.

Pierre Warin rappelle enfin que l'Urssaf prévoit un remboursement forfaitaire de frais de télétravail jusqu'à 10 euros par mois par jour de télétravail hebdomadaire pour un salarié. Par exemple, si un salarié télétravaille 2 jours par semaine, l'employeur pourra lui allouer un remboursement forfaitaire allant jusqu'à 20 euros par mois, exonéré de cotisations sociales. Pour cela, l'entreprise doit faire une demande à l'Urssaf, qui lui verse les fonds. À charge pour l'employeur de les verser aux salariés.

Deux euros par jour

Pour le moment, il n'y a pas de baromètre et/ou d'études qui fassent un point précis des dépenses du télétravailleur. Du moins pas en France car aux Pays-Bas, l'Institut national d'information sur le budget (Nibud) s'est penché sur la question. Il évalue à deux euros le coût de la journée télé-travaillée, un montant qui recouvre la consommation d'eau, de gaz et d'électricité, plus l'amortissement d'un bureau et d'une chaise. Entre autres options, les pouvoirs publics néerlandais ont proposé à leurs fonctionnaires un forfait annuel de 363 euros pour prendre en charge les dépenses précitées.

Pour Marie Donzel, plus le distanciel va se généraliser, plus cette question d'une redistribution va se poser : « Dès lors qu'une entreprise peut faire des économies sur son budget immobilier, il n'est pas anormal que son collaborateur puisse en bénéficier. » En toile de fond également, la piste d'une plus grande mutualisation : « On connaît le principe des restaurants universitaires pour les étudiants, pourquoi ne pas ouvrir des restaurants d'entreprise à des télétravailleurs (d'autres entreprises) travaillant dans le même quartier»


LE FIGARO : Par Frédéric De Monicault

lundi 8 juin 2020

Gérard Araud : « On s’achemine vers une nouvelle guerre froide entre les États-Unis et la Chine »

Gérard Araud : « On s’achemine vers une nouvelle guerre froide entre les États-Unis et la Chine »

Gérard Araud : « On s’achemine vers une nouvelle guerre froide entre les États-Unis et la Chine »


Pour Public Sénat, une personnalité politique ou intellectuelle s’interroge sur le « monde d’après ». Le diplomate Gérard Araud analyse une crise internationale qui entraîne un « rééquilibrage des puissances », et appelle à un renforcement du multilatéralisme.

Qu’est-ce que le coronavirus a provoqué sur la scène internationale ?
Cette crise amplifie les tendances constatées ces dernières années. La plus évidente est notre gestion de la relation avec la Chine. Pékin était la première puissance mondiale jusqu’en 1750. Elle est désormais pleinement de retour sur la scène internationale, et s’impose comme l’une des deux grandes puissances.
 
Comment allons-nous gérer ce changement géopolitique majeur ? 
Pour le moment, nous le gérons très mal. On s’achemine vers une nouvelle guerre froide. Or, si la guerre froide avec l’Union soviétique était quelque chose de sérieux, le conflit avec la Chine s’engage dans des circonstances plus inquiétantes encore, car nos économies sont désormais profondément intégrées.
 
Mais la gestion de la crise par la Chine et ses mensonges sur le virus ne sont-ils pas au contraire le signe que le régime de Pékin n’est pas encore prêt à assumer le leadership au niveau mondial ?
En effet. Beaucoup décrivent la Chine comme une espèce de monstre ayant un projet politique de domination du monde. Cela ressemble à ce qu’on disait des Japonais dans les années 1980. Cette analyse, aux accents quelque peu racistes, est une grave erreur. Il faut garder en tête que la Chine a d’énormes problèmes intérieurs. Sur le plan démographique, financier et économique les indicateurs ne sont pas si bons qu’on le dit.
 
La principale puissance pour les décennies à venir restera les États-Unis. Après plusieurs décennies d’humiliation et de conflit avec ses voisins, Pékin  tente actuellement de se pousser en avant, et essaye progressivement de changer la donne. Washington cherche à contenir cette poussée. Ce que l’on constate aujourd’hui, c’est un rééquilibrage des puissances. Or, il n’y a rien de plus dangereux en géopolitique que ces moments d’adaptation de l’équilibre.

Comment interpréter l’attitude des États-Unis sur la scène internationale depuis le début de la crise sanitaire ?
L’administration Trump a joué la carte électorale. Donald Trump espérait être réélu en novembre grâce à l’excellente situation économique américaine. Et puis, tout s’est effondré avec le coronavirus. L’ensemble de sa campagne électorale est désormais axé sur le slogan « ce n’est pas ma faute, c’est la faute des Chinois ». C’est primitif, mais c’est efficace. On assiste à une escalade anti-chinoise pour mobiliser l’opinion publique américaine. Il faut cependant dire que même si Joe Biden était élu lors de la prochaine élection, la diplomatie américaine vis-à-vis de Pékin ne changerait pas pour autant. Nous entrons dans une ère de confrontation globale sino-américaine.
 
Vu de l’étranger, la France a-t-elle bien géré l’épidémie ?
On a constaté que les pays européens avaient réagi de manière nationale. Chaque pays a fermé ses frontières et interdit l’exportation de produits médicaux. Tous les pays ont plus ou moins adopté les mêmes politiques, et rencontré les mêmes problèmes. De l’étranger, on retiendra que l’Italie a particulièrement souffert, que l’Allemagne s’en tire très bien et que le Royaume-Uni a sombré. Les commentateurs étrangers ne s’attardent pas sur le cas français, car la France ne s’en est pas moins bien sortie qu’un autre pays.
 
Mais en France, on sait déjà comment les choses vont se régler à la fin. Peu importe la manière dont les choses ont effectivement été gérées, tout se termine toujours sur une guillotine Place de la Concorde. C’est la manière dont les Français traitent tous les problèmes. La gestion de l’épidémie ne devrait pas échapper à la règle.
 
Comment sortir sans trop de dommages de la crise actuelle ?
Il faut tout d’abord changer notre approche vis-à-vis de la Chine. Si on laisse les Américains et les Chinois se regarder en chiens de faïence, nous sommes certains d’aller vers une période de confrontations. Nous allons nous retrouver pris entre le marteau et l’enclume. Il faut au contraire trouver une voix spécifiquement européenne à opposer aux deux puissances.
 
Deuxièmement, au lieu d’être chacun pour soi, il faut relancer l’économie mondiale, en coopérant au niveau international. Tout le monde est touché par cette crise. La Chine aussi, qu’on considère comme l’ « atelier du monde ». Or, si plus personne n’achète les produits chinois, le pays s’enfoncera dans une grave crise économique.
 
Il faut enfin renforcer le multilatéralisme. Sur ce point aussi l’Europe doit prendre l’initiative. En restant modeste, car le multilatéralisme est toujours dépendant de la bonne volonté des États. Pouvons-nous redonner une nouvelle jeunesse à la coopération internationale ? Cela implique une réforme profonde des institutions internationales. Cette refonte ne devra pas être une entreprise occidentale, mais devra se faire avec les Indiens, les Chinois, les Russes, les Brésiliens, les Africains et les autres.




vendredi 22 novembre 2019

Gérard Araud : "Passeport diplomatique" édité chez Grasset

Après trente-sept ans passés au Quai d’Orsay à occuper les postes les plus prestigieux de la diplomatie française, Gérard Araud analyse ici la longue séquence historique dont il a été un acteur et un témoin privilégié  :
«  Ma carrière, commencée un an après l’élection de Ronald Reagan et conclue deux ans après celle de Donald Trump, s’est inscrite dans un moment particulier de l’histoire qu’à défaut d’un autre terme, j’appelle le « néo-libéralisme ». Fondé, en économie, sur la souveraineté du marché, sur la méfiance vis-à-vis de l’État et sur l’ouverture des frontières et, en politique étrangère, sur la conviction de la supériorité des valeurs de l’Occident.  »

Ses mémoires se lisent comme un essai, clair et érudit, confrontant les analyses pour expliquer l’effondrement d’un monde et comprendre celui qui vient. A la théorie s’ajoute un grand art du trait et du portrait. L’ambassadeur, à la manière d’un moraliste, incarne les anecdotes, conte incidents et situations cocasses, distille conseils aux jeunes diplomates et avis sur les ministres et les Présidents qu’il a servis.

Haut-fonctionnaire iconoclaste, connu pour son franc-parler, son humour fin et sans concession, Gérard Araud emmène le lecteur dans les coulisses de la diplomatie  : il nous donne le sentiment, soudain, d’être au cœur de la machine, d’en comprendre les rouages et les complexités (le chapitre des négociations sur le nucléaire iranien, notamment, est particulièrement passionnant).
Un ouvrage incontournable pour ceux qui veulent comprendre comment se fait la politique de notre pays sur la scène internationale.

lundi 1 octobre 2018

L’ACTUALITE DES CONFERENCIERS SENSE AGENCY : Nicolas Bouzon - Julia de Funes


Nicolas Bouzou co-écrit avec Julia de Funes « la comédie (in) humaine.

Dans cet ouvrage, les auteurs abordent la dure réalité de l’entreprise, la transformation du monde du travail au travers des problématiques de management.  Aujourd’hui, les entreprises essaient de motiver leurs salariés par des techniques managériales qui ne leur correspondent pas : réunions interminables, séminaires sportifs, jeux d’équipe, …
Selon l’Ifop, 7 salariés sur 10 affirment que leur travail n’est pas une source de bonheur.
Parfois ce bonheur est institutionnalisé : il y a des sociétés qui ont des « responsables du bonheur ».

"C’est quelque chose qui est absolument terrifiant parce que déjà, le bonheur est très largement lié à nos relations avec nos conjoints, avec nos enfants, c’est une affaire privée. Je déconseille aux entreprises d’aller dans le lit de leurs salariés ou dans l’école des enfants de leurs salariés. L’entreprise est un lieu de travail, on est là pour travailler pas pour être heureux".

Contact :


Céline Dardour
9 rue Maurice Bokanowski
92600 Asnières-Sur-Seine
Tel: +33 (0)6 76 06 43 19

mardi 13 mars 2018

Sense Agency: une plateforme web dédiée à la philosophie.

Sense Agency vous annonce sa nouvelle plateforme web dédiée à la philosophie: www.senseagency-philosophie.fr
Découvrez nos philosophes, leurs thématiques et soyez au courant de l'actualité du monde philosophique.
Vous souhaitez l'intervention d'un philosophe pour vos événements ? Contactez Céline Dardour au +33 (0)6 76 06 43 19   -  cdardour@senseagency.fr


jeudi 30 mars 2017

SENSE AGENCY OUVRE UN NOUVEL ESPACE SUR SON SITE AXE SUR LES START-UP






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Spécialisé dans l’événementiel haut de gamme, Sense Agency conçoit des événements sur-mesure, parfaitement ciselés selon vos attentes. Nous disposons d’un réseau de conférenciers, reconnus dans le monde de la pensée, pour animer votre communication interne et externe et allier l’idée à l’action.
De l’organisation à la production, Sense Agency vous accompagne dans toutes les étapes de réalisation : conférencier trié sur le volet, thématique originale, style personnalisé , format dédié, … Créatifs et méthodiques, nous vous apportons une gestion de projet cousue main.

Un moment privilégié « haute-culture »
pour partager vos messages de façon unique et pertinente !

Sense Agency vous propose déjà les experts les plus renommés. Aujourd’hui, elle souhaite également vous présenter les jeunes talents qui, futurs piliers économiques, inventent notre avenir.

Grâce à son espace « start-up », Sense Agency vous permet de :
       rencontrer leurs dirigeants et de comprendre leurs méthodes de travail disruptives.
       Imaginer le futur à travers les derniers produits/services que ces start-up, incubateurs d’idées et au cœur de la création numérique, proposent.
       Partager « l’esprit start-up » pour vous en inspirer et peut être dynamiser et donner un souffle créatif nouveau à votre société.


Les rencontrer, c’est entrevoir de nouveaux modes organisationnels, un nouveau écosystème économique,  les évolutions et les bouleversements de demain.



Sense Agency propose des conférences et des événements conçus autour de l'actualité .... Aussi, pour réserver une conférence, créer un événement pour vos clients, contactez Céline Dardour au +33(0) 6 76 06 43 19 ou par email cdardour@senseagency.fr

mercredi 8 mars 2017

Portraits de femmes qui ont changé le cours de l'histoire

A l'occasion de la Journée de la Femme, voici 9 portraits de femmes qui ont changé le cours de l'histoire.

1907 - Maud Wagner, première femme tatoueuse.





1926 - Gertrude Ederle est la première femme à traverser la Manche à la nage. Gertrude est une nageuse américaine qui traverse la Manche en 14 heures 39 minutes. Seuls,  cinq hommes ont alors réalisé l'exploit et le meilleur temps réalisé est alors de 16 heures 33 minutes.



1934 - Margareth Bourke-White, une photographe sur le Chrysler Building de New York. Margareth est une pionnière de la photographie aérienne et de la ville vue d'en haut. Elle est la première journaliste occidentale a être autorisée en URSS en 1930 avant de devenir la première femme correspondant de l'armée américaine. Photo: Oscar Graubner. #IWD #photojournalism




1937  - Deux jeunes femmes montrant leurs jambes en public pour la première fois à Toronto.


1943  - Winnie la soudeuse était l'une des 2000 femmes à avoir travaillé dans les chantiers navals américains pendant la seconde guerre mondiale.



1967  - Kathrine Schwitzer devient la première femme à courir le marathon de Boston, malgré la volonté des organisateurs de l'arrêter.




1980  - Anna Fisher est la première femme dans l'espace.





2009 -  Virginie Guyot est pilote de chasse de l'armée de l'air française. Elle est la première femme à intégrer la Patrouille de France. Sylvie  fait partie des conférenciers de Sense Agency. Ses thèmes de prédilection sont la confiance, l'esprit d'équipe, l'engagement et le dépassement de soi, la performance collective, le leadership et la  maîtrise du risque.



 2013 -  Dominique Bona est élue à l'Académie française en devenant la 8éme femme  "immortelle" depuis la création de  l'Académie en 1635.




Sense Agency organise des conférences autour des thèmes de l'empowerment, du développement personnel et bien d'autres. Découvrez nos "femmes d'influence" comme : Emmanuelle Duez, Sophie de Menthon, Aude de Thuin, Sylvie Guyot, Corinne Lepage, ...

Si vous souhaitez réserver une conférence pour votre entreprise, contactez Céline Dardour au +33(0) 6 76 06 43 19 ou par email: cdardour@senseagency.fr