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mardi 6 février 2024

5 février - Article de Gilles Babinet sur l'I.A

 

Quand l'IA prendra les manettes des services publics



Que l'on ait des réserves ou non à l'égard de l'Intelligence Artificielle, il ne fait aucun doute qu'à moyen terme, cette technologie est appelée à prendre une place considérable au sein des institutions publiques. Tout simplement parce que celles-ci sont de moins en moins capables de remplir les missions que l'on attend d'elles. Il y a deux millions de plaintes en souffrance dans les commissariats français, et ce chiffre ne cesse d'augmenter. Dans de nombreux pays de l'OCDE, la qualité de l'éducation est en recul, la durée de vie en bonne santé stagne (elle a même régressé dans une dizaine de pays, dont les États-Unis et la France), sans mentionner la transition environnementale qui s'amorce douloureusement, comme en témoignent les récentes manifestations des agriculteurs.

L'IA peut apporter une productivité considérable dans tous ces domaines, c'est pourquoi, tôt ou tard, elle prendra une importance prépondérante. Cependant, la nature systémique de cette technologie, qualifiée à juste titre de rupture anthropologique, nécessitera inévitablement une adaptation de nos institutions pour garantir une utilisation harmonieuse. Les IA sont intrinsèquement opaques, leur explicabilité étant généralement limitée. Afin d'éviter la construction d'une technocratie dommageable, il semble impératif de créer un grand corps citoyen, à l'instar de l'armée suisse, qui participerait à la co-construction de ces nouveaux services et les superviserait pour garantir que ces technologies ne sont pas le fruit d'une petite élite aux intérêts particuliers.

L'émergence d'un triopole composé de l'État, du service public citoyen numérique et des citoyens/usagers semble être une voie difficile à contourner. Cette perspective s'aligne avec les constats établis par Bayes Impact dans sa note sur le Service Public Citoyen. Ceux qui considèrent cela comme une vision naïve devraient prendre en compte la puissance acquise par le mouvement Open Source, même s'il était sous l'égide des méta-entreprises digitales américaines. Il serait envisageable de remplacer ces méta-entreprises par un financement public pour soutenir les fondations open source, ce qui pourrait ne pas représenter un coût supplémentaire, surtout en comparaison des dépassements de budget constatés dans la sous-traitance de projets, selon les informations de la Cour des Comptes qui rapporte une moyenne de 61%.

Évidemment, pour la culture étatique en France, cela représenterait un choc remettant en question la verticalisation forte. Cependant, étant donné que tout le monde semble s'accorder sur le dysfonctionnement du système actuel, ne serait-il pas judicieux de commencer à réfléchir à de nouvelles institutions face à l'émergence de cette technologie dont l'impact est présenté comme radical ?











https://laitao.fr/blog/quand-lia-prendra-les-manettes-des-services-publicsnbsp?ss_source=sscampaigns&ss_campaign_id=65c10c7d1c609f4d21c20ab2&ss_email_id=65c1ec66e0d97860f428dfd8&ss_campaign_name=Quand+l%27IA+prendra+les+manettes+des+services+publics&ss_campaign_sent_date=2024-02-06T08%3A23%3A08Z

mardi 12 décembre 2023

12 décembre 2023 : Eric Larchevêque : "Entreprendre pour être libre"

Serial entrepreneur averti, Eric Larchevêque a monté plusieurs projets en France et en Europe, notamment le groupe Montorgueil rachetée par Rentabiliweb en 2007, et Prixing, comparateur de prix en application mobile, vendue à  HighCo en 2013.



Passionné par le Bitcoin et ses possibilités, il fonde la Maison du Bitcoin, espace destiné à en promouvoir les aspects innovants & solutions de sécurité, et premier comptoir d’achat physique de bitcoins en Europe. 

Il est le CEO de Ledger, startup française travaillant sur des solutions de sécurisation des identités numériques dans le contexte des applications à consensus distribuées. En 2018, après une très forte croissance de ses résultats, Ledger lève 61 millions d'euros.

 En 2020, Éric Larchevêque participe comme jury expert et investisseur à l'émission de télévision  "Qui veut être mon associé ? " animé par Julien Courbet sur M6.

Ledger, plateforme française de gestion de cryptoactifs, a annoncé en 2021 avoir finalisé une levée de fonds de 380 millions de dollars (312 millions d'euros), valorisant la société à plus de 1,5 milliard de dollars et devient la première licorne française dans les cryptomonnaies.

Ledger compte bien en profiter pour augmenter ses parts de marché, tandis que l'usage de posséder ces actifs, tels le bitcoin ou l'ethereum, gagne en notoriété. Dans un contexte post-Covid, les investisseurs font en effet le pari d'un regain d'intérêt pour ces nouveaux placements échangés en dehors du système monétaire traditionnel.

Bernard Arnault fait également son entrée au capital.

Eric publie "Entreprendre pour être libre" à paraître le 17 janvier 2024.

"Je vais vous raconter mon histoire, autour d’une liste de principes qui ont guidé et balisé mon parcours. Vous y découvrirez comment j’ai lancé ma première entreprise, et pourquoi je l’ai abandonnée pour changer de cap. Vous suivrez mes pérégrinations en Roumanie, en Lettonie, puis autour du monde lorsque je me suis improvisé joueur de poker. Vous y lirez toute l’aventure de Ledger, sa création, ses succès et ses échecs, jusqu’à son entrée au panthéon des licornes, tandis que je volais en éclats. Enfin, je vous révélerai comment j’ai rejoint le casting de Qui veut être mon associé ?

Mais surtout, vous y apprendrez pourquoi vous devez vous faire piquer votre idée, qu’il ne sert à rien de faire un business plan et que réfléchir est parfois le début du renoncement. Je vous donne tous mes conseils pour vous aider à mieux entreprendre, afin de d’accéder à la réussite et à la liberté.

À chaque fois que je raconte mon aventure entrepreneuriale, on me dit "tu devrais écrire un livre !". C'est maintenant chose faite ! Ce livre, c'est mon histoire, mais aussi un condensé des 10 principes les plus importants qui ont guidé mon parcours."



Vous pouvez contacter  Eric larchevêque  au 0786826279


mercredi 22 février 2023

Gilles Babinet, conférencier Sense Agency- coprésident du conseil national du numérique

 22 février 2023

"Difficile de transcrire à quel point je suis fier de coprésider ce nouveau Conseil national du numérique aux cotés de Françoise Mercadal-Delasalles et de ces membres que nous avons longtemps lu et admiré avant qu'ils nous rejoignent. Le trazvail promet d'être passionnant et l'idée est de faire tout sauf de l'eau tiède. ?


"https://lnkd.in/efjiX8z







jeudi 1 décembre 2022

Intervention de 2 conférenciers Sense Agency, figures emblématiques du sport

 
2 conférenciers Sense Agency, figures emblématiques du sport : Fabien Galthié, entraîneur-sélectionneur du XV de France et Claude Onesta, l'un des meilleurs entraîneurs d'équipe nationale de l'histoire du handball, intervenaient sur "l'apport du numérique" dans le travail d'entraîneur pour le 1er et sur le leadership pour le second.






Gilles Babinet : Technologies numériques : comprendre le retard croissant de l'Europe en huit graphiques

 1er Décembre 2022 : Débat du second tour de l’élection présidentielle, le 20 avril 2022, les retards de la Tech française se sont invités dans la discussion.

"Amazon, Apple, Google sont américains, TikTok est chinois, comment faire pour avoir demain un Google français, un Steve Jobs français ?" interroge la journaliste Léa Salamé, consacrant l'importance de ces sujets dans le débat politique national. 

Les retards français et européens en matière technologique sont régulièrement pointés du doigt. La nouvelle rivalité sino-américaine surplombe la compétition mondiale. Loin derrière, l'Europe voit sa position se dégrader. Ce retard n'a pourtant rien d'inéluctable. Les causes sont bien identifiées et traitables. Pour la première fois depuis 1945, le coût politique de l’inaction pourrait s’avérer supérieur à celui du changement. Il y a là une opportunité historique de revenir au premier plan de l'innovation et de renforcer la sécurité du continent.

Depuis plusieurs mois, la tension monte entre la Chine et les États-Unis sur la Tech. Le Président chinois Xi-Jinping a ainsi déclaré que "l'innovation technologique est devenue le principal champ de bataille du jeu global, et la concurrence pour la domination technologique va atteindre des niveaux de férocité sans précédent." L'ancien PDG de Google alerte l'opinion américaine : "sur chacune des technologies fondamentales du XXIème siècle - intelligence artificielle, semiconducteurs, 5G, informatique quantique, biotechnologies et énergie verte - la Chine pourrait bientôt être le leader global". En août 2022, le Président Joe Biden signe le CHIPS and Science Act octroyant 280 milliards de dollars à l’industrie américaine de la Tech pour "contrer la Chine". Au sein de ces sommes, 52,7 milliards de dollars sont consacrés aux semiconducteurs.

La révolution technologique n'affecte pas seulement l'industrie traditionnelle, elle bouleverse nos vies, notre rapport au politique et donne un avantage critique aux forces armées (grâce aux satellites, drones, missiles guidés…), comme le montre en ce moment même la déroute russe en Ukraine. Les dirigeants américains savent que leur domination mondiale tient autant à leur puissance technologique qu'à leurs 12 porte-avions. Les dirigeants chinois savent que la contestation du leadership américain passe d'abord par la Tech. L’Europe est en revanche absente de cette confrontation, faute d'avoir réussi à devenir une véritable techno-puissance. 

Les indicateurs européens en matière technologique sont au rouge. S’agissant de la R&D investie spécifiquement dans la Tech, la part des pays européens, rapportée au total de la R&D mondiale en Tech, diminue rapidement depuis 15 ans. L'Allemagne est passée de 8 % à 2 % ; la France de 6 % à 2 %. 

Gilles Babinet est un conférencier Sense Agency







mardi 23 novembre 2021

22 novembre 2021 - Julia de Funes intervenait chez Sanofi

 Le télétravail renforce le collectif ! 

Julia de Funès conférencière SENSE AGENCY intervient ce matin chez Sanofi 


Le sens du travail change. le travail n’est plus une finalité pour les nouvelles générations, c’est un moyen…le sens c’est d’être un moyen au service d’une cause plus grande qu’elle même…

samedi 17 avril 2021

L'Œil de l'INA : quand la télévision faisait la «course à la lune»



Il y a 60 ans, Youri Gagarine devenait le premier cosmonaute de l'histoire. Il donnait le départ à une rivalité entre les Russes et les Américains. Des images historiques que Madelen vous propose de redécouvrir, ou de découvrir.

Par Jacques Pessis


Le 25 mai 1961, lorsque le Président Kennedy donne, devant le Congrès américain, le départ de la « course à la lune », il est loin d'imaginer que le 21 juillet 1969, les premiers pas de Neil Armstrong seraient vus en direct par 600 millions de téléspectateurs. Les images du premier vol habité, 43 jours plus tôt, ne permettent pas d'envisager cette hypothèse. Au début du journal de 20 heures de la seule chaîne encore en noir et blanc, les Français ont assisté au décollage, depuis Baïkonour de Vostok 3KA, avant de découvrir, pendant quelques secondes, la Terre vue du ciel, puis le visage du premier cosmonaute, Youri Gagarine.

Madelen vous propose de revoir ce reportage ainsi que d'autres, réalisés huit ans plus tard, à l'occasion de «L'opération Apollo 11». La technologie ayant, elle aussi, pris son envol, l'ORTF décide, en 1969, de mettre en œuvre des moyens exceptionnels pour une autre première, essentiellement hexagonale : la diffusion d'un programme pendant la nuit, alors qu'habituellement, entre 23 heures et la fin de matinée, la seule image diffusée est celle de la mire. Pendant plusieurs mois, une équipe du journal se trouve ainsi affectée à la préparation de cet instant historique. Il est prévu qu'il soit précédé de reportages illustrant le compte à rebours, avant l'alunissage.

Trente heures de programmes originaux

Le premier problème à régler est celui du direct. Les Américains ne voulant pas renoncer à la diffusion, tous les quarts d'heure, d'une série de spots publicitaires, il est convenu que les images de l'espace seront immédiatement remontées à Houston, puis instantanément adressées, en mondovision, aux chaînes du monde entier. Le problème de la retransmission du son, entre les États-Unis et Paris, est ensuite pris en charge. Il se trouve résolu par l'installation de câbles sous-marins. Enfin, Michel Anfrol et Jean-Pierre Chapel sont désignés pour pallier une panne toujours possible, et, surtout, assurer les commentaires complémentaires.


https://www.lefigaro.fr/culture/l-oeil-de-l-ina-quand-la-television-faisait-la-course-a-la-lune-20210417


Si vous souhaitez organiser une conférence sur des thématiques comme la prospective, l'économie, la science, la philosophie, etc ... remplissez le formulaire de contact sur le site www.senseagency.fr ou appelez-nous au 06 88 09 09 79





lundi 11 janvier 2021

Webinar Sense Agency : Joel de Rosnay



L’intelligence artificielle ouvre de nouvelles perspectives pour résoudre les grands défis du XXIème siècle.

Redoutée, décriée, encensée, l’Intelligence artificielle fait partie de notre quotidien, mais est-elle réellement un bien pour l’humanité ? Elle suscite beaucoup d’enthousiasme mais également beaucoup de peurs. Comment faut-il l’appréhender ?

C’est ce que nous découvrirons au cours de ce webinar en présence de Joël de Rosnay qui sera interviewé par Jean-Michel Dardour.

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Joël de Rosnay, Docteur ès Sciences, est conseiller de la Présidence d’Universcience. Entre 1975 et 1984, il a été Directeur des Applications de la Recherche à l'Institut Pasteur. Ancien chercheur et enseignant au Massachusetts Institute of Technology (MIT) dans le domaine de la biologie et de l'informatique, il a été Attaché Scientifique auprès de l'Ambassade de France aux Etats-Unis.
Il s'intéresse particulièrement aux technologies avancées et aux applications de la théorie des systèmes.

Auteur de nombreux ouvrages à succès, comme « Le Macroscope », « Surfer la vie », et « je cherche à comprendre … » où il nous transporte dans sa quête passionnante des codes cachés de la nature et de cette mystérieuse force organisatrice qui régit notre univers. Il a publié en 2019 « La symphonie du vivant » et « Petit éloge du surf » (2020).

Joël de Rosnay est lauréat du Prix de l'Information Scientifique de l'Académie des Sciences et du prix Benjamin Constant des Arts de la Communication de la Société d'Encouragement de l'Industrie Nationale.
L'interview sera suivie d’une séance de questions-réponses


 

jeudi 17 décembre 2020

Gilles Babinet Comment les géants du numérique tuent leurs concurrents européens ?


Les grandes plateformes numériques étouffent leur concurrence. L’Europe relève le défi pour faire émerger des champions sur des marchés aussi stratégiques que le cloud (stockage des données). Un marché qui pèse 31 milliards d’euros et progresse de 20 % par an.

Copier. Acquérir. Tuer. Trois verbes qui résument la stratégie déployée par les géants du numérique, essentiellement américains. Il était temps de réagir. Soupir de soulagement de Théo Hoffenberg fondateur de Reverso à l’annonce du plan européen. L’entreprise, 70 millions d’utilisateurs (+ 50 % cette année) se présente comme le leader mondial de la traduction en ligne devant Google et Deepl.

Au départ, nous avions 50 % du marché de la traduction en ligne puis Google a intégré la traduction automatique dans ses services »,”observe cet ingénieur polytechnicien passionné de langues. C’est gratuit pour l’utilisateur et cela permet de tuer un concurrent.










Conserver la capacité d’innover

“ La stratégie déployée par Microsoft avec Teams est la même ” , constate Philippe Pinault, créateur de Talkspirit, un réseau social d’entreprises. Avec le Digital Services Act et le Digital Markets Act, l’Europe relève le défi pour conserver sa capacité à innover dans le numérique. Car le fossé ne cesse de se creuser.

Dans le cloud (stockage en ligne des données numériques), le montant des investissements européens représente celui que les Américains faisaient dans ce secteur il y a dix ans. Il n’est pas trop tard. Les compétences sont toujours là. “ On forme plus de codeurs que les États-Unis et un peu moins que la Chine, mais notre niveau est plus élevé ” , explique Gilles Babinet, spécialiste des questions numériques et créateur de plusieurs sociétés dans ce domaine.

Le cloud, un marché convoité

Et de multiples points d’entrée technologiques émergent pour reprendre pied sur ces marchés, notamment dans le cloud. C’est le cas de Kubernetes, développée à Paris à l’école 42, qui révolutionne le stockage et la mise en réseau de données.

Ce marché stratégique est convoité par tous les grands acteurs américains et chinois. “ En Europe, il pèse 31,2 milliards d’euros et progresse de 20 % chaque année. ”

La bonne nouvelle, c’est que l’Europe a été, cette fois, beaucoup plus agile. “ Pour la RGPD (protection des données), il a fallu huit ans avant d’aboutir à un texte. Cette Commission n’est en place que depuis un an et demi. Elle a su avancer très vite avec des textes structurants. ”

“Les pays européens divisés”

En revanche, les pays européens continuent à être divisés. Les acteurs américains et chinois en profitent. “ Certains pays de l’Est sont favorables à Huawei quand l’Italie et l’Espagne y sont opposés. Microsoft a les faveurs d’autres pays. ” Une vision partagée apparaît plus que jamais nécessaire.

Rien ne se fera par ailleurs sans des investissements massifs dans la recherche fondamentale. C’est l’autre mauvaise nouvelle. Les pays frugaux appelés aussi “ les quatre austères ” (Pays-Bas, Danemark, Suède et Autriche) ont fait pression pour revoir ces budgets à la baisse, regrette Gilles Babinet. 

mardi 8 décembre 2020

Tech For Good : les entreprises peuvent-elles travailler au bien commun ?

 L’Appel Tech for Good a été signé lundi 30 novembre, aboutissement d’une initiative lancée en mai 2018 par Emmanuel Macron, lorsqu’il invitait à l’Elysée les géants du numérique. Deux ans et demi plus tard l’Appel Tech for Good a été signé par 75 grandes entreprises qui assurent de leur engagement à « mettre la technologie au service du progrès humain ». On notera tout de même l’absence de deux entreprises de taille : les américains Amazon et Apple ont pour l’instant refusé de s’associer à cette initiative pourtant non contraignante.


GAFA, les géants du Web• Crédits :  DENIS CHARLET / AFP


A ce volet, qu’on pourrait dire éthique, il faut ajouter un volet réglementaire au niveau européen : le 15 décembre la Commission devrait présenter le Digital Services Act et le Digital Market Act. Son objectif : mieux définir la responsabilité des plateformes et des réseaux, mais aussi dépoussiérer le droit de la concurrence, empêcher les abus de position dominante et permettre à des alternatives européennes d’émerger.

Il y aurait donc un mouvement général vers un meilleur encadrement des entreprises, leur responsabilisation sur des enjeux comme l’environnement, la diversité, le partage de la valeur ou le partage du pouvoir. Et les entreprises dites de la Tech en seraient le fer de lance. L’économie de demain sera écologique et sociale ou ne sera pas disent les uns… tout ceci n’est green ou social washing rétorquent les autres. Mais surtout, la question qui reste entière c’est de savoir qui dit le « good », de quel "bien" parle-t-on, qui et comment le mesure-t-on ?


vendredi 4 décembre 2020

L’IA doit encore faire ses preuves pour se faire une place dans le marché du travail

 Réussir à transformer les RH en recruteurs augmentés, voici les atouts souvent prêtés à l’intelligence artificielle. Entre mythe et réalité, quatre experts expliquent les atouts et les points faibles de la technologie dans le marché du recrutement.


Des chatbots à l’utilisation des robots pour prédire la réussite d’un candidat au poste de commercial, il n’y a apparement qu’un pas que certaines startups et entreprises seraient prêtes à franchir pour optimiser leurs recrutements. Si la technologie possède des avantages certains et une capacité d’analyse que l’humain ne peut pas concurrencer, l’IA est-elle un outil utilisable aujourd’hui pour trouver des perles rares ? À l’occasion d’un débat sur le sujet organisé par la Cnil ce 9 novembre, Sarah Kerel, Laurence Devillers (professeur en intelligence artificielle au LIMSI-CNRS), Stéphanie Lecerf (DRH France de PageGroup), Michael Cottura (responsable IA à pôle emploi) et Henri Isaac (Président du think tank Renaissance numérique) estiment tous qu’un important travail reste encore à faire avant de pouvoir associer efficacement technologie et humain dans les processus de recrutement.  


Combattre les biais de l’intelligence artificielle  

Interpellée sur le rôle de l’intelligence artificielle dans le processus de recrutement, Laurence Devillers s’est montrée catégorique : ses faiblesses limitent son usage. « On parle beaucoup d’intelligence artificielle mais il y a encore beaucoup de recherches à faire pour connaitre ses limites et pouvoir l’utiliser à bon escient, et pourtant je suis pro technologie » . Au-delà de la simple analyse de CV par mots-clés, les modèles en cours d’élaboration tendent à analyser les émotions et les expressions des candidat·e·s. « Ces outils sont peu fiables » et ne prennent pas assez de mesures et de spécificités en considération, comme les personnes enrouées ou qui possèdent un cheveux sur la langue.

Pour Stéphanie Lecerf, le problème des algorithmes vient d’abord de leurs créateurs. « Ceux-ci sont développés par des ingénieurs et des développeurs qui ont globalement tous le même profil. On note un manque de diversité, en termes de genre mais aussi d’origine géographique dans ce secteur » , avoue t-elle. Or, il reste encore bien compliqué de remarquer ses propres biais, surtout lorsqu’ils font partie de notre matrice depuis notre enfance.

L’autre point faible signalé par la DRH de PageGroup et Henri Isaac reste la qualité des données utilisées pour entraîner ces algorithmes. « Nous avons peu de visibilité sur le traitement algorithmique en matière de soft skills. Or, l’objectif actuel est de recruter sur des métiers en transformation, pas sur des compétences passées » , rappelle Stéphanie Lecerf. Et malgré l’importante quantité de données possédées par les entreprises sur leurs salarié·e·s, « celles-ci ne sont pas toujours de bonne qualité, elles le sont rarement même. Les employé·e·s qui restent ne sont pas forcément les meilleur·e·s et les licenciements ne reflètent pas toujours la réalité d’une situation » , renchérit Henri Isaac. C’est pourquoi il est important de travailler les informations utilisées pour construire les solutions de recrutement semi-automatisées. 


Surveiller les algorithmes 

Avant de faire entrer l’intelligence dans le marché de l’emploi et lui donner le pouvoir d’établir des bons et des mauvais points entre les candidat·e·s, il faut d’abord les auditer. « On ne devrait pas utiliser des outils d’apprentis sorciers tant que n’aurons pas une évaluation assez claire des choses » , conclut-elle.


source : maddyness

mardi 17 novembre 2020

“Le numérique ne peut pas être une sous-division de l’action politique”, Gilles Babinet


Wiki commons - AlixDebussche - CCA SA 4.0
Vice-président du Conseil national du numérique et digital champion de la France auprès de la Commission européenne, Gilles Babinet vient de publier “Refondre les politiques publiques avec le numérique” aux éditions Dunod. Une partie de l’ouvrage s’attarde sur le numérique territorial au détour de la santé numérique, de la fracture ou de l’efficacité énergétique. Des thématiques également explorées dans une nouvelle formation en ligne qu’il pilote à destination des agents des collectivités territoriales.



Pourquoi considérez-vous que la fonction publique territoriale est le parent pauvre de la digitalisation ?

Le décrochage est principalement lié au manque de création de fonctions support et d’outils d’infrastructures. Deux facteurs sont essentiels à la transformation numérique : l’accès à un cloud performant et l’identité électronique pour faciliter la communication entre différents services. Nous ne sommes guère avancés sur ces deux chantiers. L’identité électronique n’est pas un chantier simple, marquée par une infamie de naissance qui fait craindre à certains qu’elle soit utilisée à des fins de sécurité et de coercition. Sur le cloud, bien qu’il y ait eu une prise de conscience sur l’enjeu associé de la souveraineté, il y a eu une succession d’erreurs et plus généralement une réticence à passer sur le cloud, vécu comme une perte de pouvoir. De surcroît, la culture en silos de l’administration s’oppose à la transversalité du cloud. Néanmoins, il y a aussi des initiatives à saluer, comme le programme de Développement concerté de l’administration numérique territoriale (Dcant) qui a vocation à homogénéiser les initiatives numériques territoriales, ainsi que leurs relations avec l’Etat central.

Observez-vous une acculturation plus grande des agents et des élus ?

Lorsque je m’entretiens avec des directeurs de systèmes d’information ou des Chief Digital Officer dans des régions, ils confient leurs difficultés à trouver des solutions performantes et compatibles avec le RGPD. Ce n’est que depuis quelques années que ces directions vont dans la bonne direction et articulent des stratégies autour du numérique. Elles se dotent aussi des bonnes compétences, à savoir une expertise qui mélange connaissances de l’administration publique, connaissance du change management et maîtrise des technologies. Le numérique ne peut pas être une sous-division de l’action politique. C’est pourquoi il faut encore rendre la transformation numérique plus concrète auprès des élus et des habitants pour qui le numérique reste encore de l’ordre des investissements « invisibles », comparés aux infrastructures physiques. Il y a encore cette idée que l’aboutissement d’un investissement, c’est un ruban rouge à couper !

Quels sont les signaux d’encouragement?

La fatalité dans la transformation des organisations n’existe pas. La transformation numérique a déjà généré de nouveaux métiers au sein des collectivités et modifie certaines fonctions comme l’accueil, l’instruction de dossiers et la gestion des flux documentaires. Mais la dématérialisation des procédures ne doit pas engendrer une simple transcription littérale des services physiques vers des services numériques sans en profiter pour repenser leur expérience utilisateur. Sinon, on risque de répliquer la complexité, voire de l’alourdir !

La mutualisation des investissements dans les intercommunalités est un autre signal encourageant. Cette efficacité sur les achats entraîne aussi un changement et l’émergence de nouvelles pratiques qu’il faut accompagner. A cet égard, la crise du Covid a concrètement permis de voir qui parvenait à télétravailler et qui ne le pouvait pas ; pour beaucoup, cela a été un signal déclencheur qu’il fallait accélérer.

lundi 2 novembre 2020

Gilles Babinet : Les alternatives françaises pour faire de l’e-commerce


ManoMano, Mirakl, TooGoodToGo, Lydia... Les entreprises sont nombreuses et répondent à tous les besoins de professionnels et de leurs clients.


Les rayons livres, musique et jeux vidéo des Fnac-Darty (ici, le magasin de Saint-Lazare à Paris) sont désormais fermés au public. 121387172/Mike Fouque - stock.adobe.com


Les clients ne sont pas les seuls à être appelés à «consommer local», les entreprises et les commerçants aussi. Plutôt que d’opter pour les solutions d’e-commerce proposées par Amazon et Google, ils peuvent se tourner vers des offres «Made in France». La start-up Mirakl «est en train de devenir un vrai concurrent de la place de marché d’Amazon», résume Gilles Babinet, spécialiste du numérique. «Nous permettons aux marques et enseignes déjà reconnues de créer leur propre place de marché et aux plus petites structures de vendre sur ces places de marché», explique Philippe Corrot, PDG et cofondateur de Mirakl. Les places de marché sont, en effet, une des réponses efficaces à la puissance de feu des géants américains. Les fondateurs de ManoMano, le champion du bricolage en ligne, l’ont d’ailleurs bien compris. Cdiscount, qui s’est construit sur le modèle d’Amazon, a lui aussi choisi de mettre en avant les produits des commerçants nationaux.

Pour vendre en ligne, il faut aussi se faire connaître. Les alternatives tricolores aux solutions américaines pour les campagnes marketing et publicitaires en ligne sont nombreuses. Sendinblue est l’une d’elles. La start-up propose aux PME des solutions d’e-mailing et de publicités en ligne. Autre exemple, Solocal, ex Pagejaunes, est positionné sur le créneau de la visibilité sur internet, avec une offre diversifiée de services à destination des PME. Dans la même veine Hyperspread, filiale du groupe Altavia, a développé une plateforme de marketing local. Ses outils s’adressent à des commerçants ciblant une zone de chalandise locale. «Tout peut se vendre sur internet, il faut juste trouver la bonne méthode», ajoute Philippe Corrot.

Le commerce en ligne a encore un énorme potentiel de croissance pour les entreprises physiques. C’est, par exemple, le cas de la restauration qui avec le confinement, accélère sa transformation numérique. Aux commandes en ligne s’ajoute la possibilité d’éviter les invendus, avec l’application (française) TooGoodToGo. Elle met en relation les commerces de bouches avec les consommateurs à la recherche des bonnes affaires.

Livraison et paiement

Pour le paiement, nombre de petits commerçants optent encore pour un règlement physique lors du retrait. Il existe pourtant des alternatives. Les plus connues sont anglo-saxonnes, mais les établissements financiers français ont riposté avec Paylib, un service utilisé par des milliers de commerçants. La start-up Lydia propose elle aussi une large gamme de solutions de paiement à distance. Et il n’est même pas toujours nécessaire de disposer d’un site internet.

Lorsqu’un client passe une commande par téléphone, le commerçant lui envoie une demande de paiement pas SMS

Cyril Chiche, patron et fondateur de Lydia

«Lorsqu’un client passe une commande par téléphone, le commerçant lui envoie une demande de paiement pas SMS», explique Cyril Chiche, patron et fondateur de Lydia. Une solution simple, facile à mettre en place et sécurisée. Pour les biens plus onéreux, une autre start-up de la French Tech, Alma, a développé un système permettant aux acheteurs de régler en plusieurs fois, tout en offrant un paiement immédiat au vendeur.

Et pour les livraisons, là encore, il est possible de jouer la carte des entreprises nationales. Aux services traditionnels de La Poste, s’ajoutent ceux de sa filiale de coursiers à vélo, Stuart. Cette dernière propose plusieurs types d’offres, pour tous les commerces, des restaurateurs, en passant par les libraires et les fleuristes!

Le Figaro - Par Elsa Bembaron

jeudi 2 juillet 2020

Rik Vera pense le monde de demain pour Euler Hermes

Rik Vera est un leader d'opinion renommé, conférencier  international et auteur du best-seller "Managers, The Day After Tomorrow".

 

PDG de Nexxworks, Il conseille les entreprises pour développer des stratégies centrées sur le client, adaptées à un environnement connecté.

 

Il intervient sur les thématiques comme le  Customer Centricity, la gestion du changement, Marketing and Branding, la disruption numérique, …


Pour son client Euler Hermes, Sense Agency, agence de conseil en Prospective, a invité Rik Vera à penser le monde de demain.




mercredi 13 mai 2020

Comment bien présenter sur Zoom


NOS CONSEILS - Positionner son ordinateur, adapter son maquillage, optimiser son look… Nos conseils pour être à l’aise dans les réunions en visioconférence et s’imposer à l’écran.
Par Hélène Guillaume, Matthieu Morge Zucconi, Emilie Faure, Elodie Baërd, Judikael Hirel, Pauline Castellani et Marie-Gabrielle Graffin
Publié le 11 avril 2020 à 13:01, mis à jour hier à 14:13 - LE FIGARO

Amy Poehler dans Parks and Recreation; Mathieu Amalric dans Le Bureau des légendes ; Jon Hamm dans Mad Men ; Steve Carell dans The Office. Collage Madeleine Voisin Madeleine Voisin


Si les services de visioconférence du type Zoom se sont révélés d’excellentes solutions de dépannage (tolérant durant le confinement les usages approximatifs), ils s’imposent dorénavant comme des outils de travail qu’il convient de maîtriser. «D’autant que dans la plupart des entreprises, l’utilisation de l’option caméra est devenue la norme, indique Émilie Cêtre, «talent brand manager» de la start-up française tech, Dataiku. Jusqu’ici, nous avons tous été dans une forme de bienveillance vis-à-vis d’un collaborateur plus négligé qu’à l’ordinaire ou ne sachant pas complètement maîtriser l’outil. Après quelques semaines de prise en main, il s’agit de l’exploiter au mieux, en particulier pour l’animateur d’une réunion. Il y a des bonnes pratiques à diffuser et certains détails ont leur importance. Apparaître en contre-jour ou être mal cadré, c’est s’exposer à une perte d’attention des participants. La question du ‘fond’ se pose également, il faut trouver l’équilibre entre un décor trop neutre et un trop intime. Certains choisissent la bibliothèque - un classique qu’on voit notamment beaucoup à la télé quand des experts sont interviewés. D’autres utilisent les faux fonds proposés par Zoom. Ou même téléchargent une photo de leur vrai bureau!»
On ne reviendra pas sur la nécessité d’une bonne connexion - il est toujours plus facile d’avoir l’air crédible si l’on n’apparaît à ses collègues ni pixélisé, ni «figé» par une faiblesse de Wi-Fi (sans parler du problème moins technologique mais tout aussi délicat de l’enfant surgissant à l’écran). Mais il est des paramètres que l’on peut gérer avec quelques astuces et du bon sens, comme positionner avantageusement son ordinateur portable, trouver la luminosité adéquate, ajuster son fond de teint, choisir un col de chemise, se coiffer pour porter un casque, etc. Une bonne maîtrise reflétera votre capacité à vous adapter à ces nouveaux moyens de communication.

Se préparer 10 minutes avant
La clé de la réussite? Ne rien improviser. Donnez-vous une dizaine de minutes pour optimiser votre apparence, avant le début d’une réunion. Première chose, l’éclairage. Mettez votre smartphone en caméra inversée et promenez-vous dans votre intérieur, à la recherche de la meilleure source de lumière. Pour éviter les ombres sur le visage, elle ne doit venir ni du haut, ni de derrière, ni des côtés. Le plus flatteur? Être face à une fenêtre, mais pas trop proche. Pas de fenêtre? Allumez une lampe, placée derrière votre écran. Installez votre ordinateur légèrement plus haut que votre buste - jamais en dessous - en l’élevant, par exemple, sur une pile de livres. Centrez l’objectif. Ainsi, vous devrez tendre le visage pour regarder la caméra, effet lifting apprécié. Trop proche de l’écran, vous paraîtrez déformé. Assurez-vous que votre environnement soit bien rangé et épuré afin de ne pas risquer de distraire vos interlocuteurs (évitez les fonds humoristiques disponibles au téléchargement). Prêt? Connectez-vous et démarrez une réunion (fictive) pour une ultime vérification. Un filtre «touch up» existe sur Zoom, il permet d’unifier le teint. Il suffit de se rendre dans «paramètres de réunion» puis «retoucher mon apparence». Envie d’ajouter des oreilles de lapin ou un chat dans le décor? Les filtres Snapchat sont compatibles avec Zoom. À vos risques et périls.

Hausser le col
Si la visioconférence ne nécessite pas de porter blazer et cravate, elle exige un minimum d’élégance. Plutôt qu’un vieux tee-shirt, privilégiez une pièce à col, telle une chemise en oxford dans une couleur neutre - bleu ciel, blanc ou rose pâle. Confortable (elle était à l’origine destinée à la pratique du polo), elle est suffisamment habillée pour une réunion. Par-dessus, adoptez le cardigan: moins formel qu’un blazer, il signe une tenue tout en demeurant suffisamment décontracté pour le reste de la journée. Bien entendu, vous devrez porter un pantalon, même si le cadrage de la caméra se concentre sur le haut du corps. Will Reeve, reporter américain de Good Morning America sur la chaîne ABC, a récemment cru bon de ne pas en porter lors d’une intervention, avant qu’un mouvement fasse entrer dans le cadre sa jambe nue. Pour éviter semblable mésaventure, choisissez un pantalon confortable. Votre jean favori ou un chino en coton feront l’affaire.
Dans le cas d’un entretien d’embauche, les codes demeurent les mêmes que dans celui d’une rencontre physique. «La différence avec un entretien classique, c’est que l’on laisse entrer le potentiel futur employeur dans son intimité. Mieux vaut ne pas trop en faire: une chemise unie claire et une veste sont de bons choix», assure Léo Primard, responsable marketing du cabinet de recrutement Ignition Program, spécialisé dans les start-up.

S’exprimer par sa montre
De nos jours, porter une montre ne sert à rien (ou presque) puisque n’importe quel smartphone vous donnera l’heure avec une précision bien plus élevée. Il n’empêche qu’à l’instar d’un bijou, elle constitue un choix personnel, délivre un message que vous faites passer en attirant, mine de rien, l’attention de votre interlocuteur sur votre poignet.
Mais quel message? Attention à arborer un modèle trop onéreux en réunion qui trahirait un certain train de vie. Une montre vintage stylée, qu’elle soit des années 1960, 1970 ou 1980, se révèle, en revanche, un signe extérieur de personnalité, laissant subodorer votre sens du détail. Il est aussi intéressant d’afficher une montre connectée, à l’aura moderne et sportive. Avec au poignet une Apple Watch ou une smart watch orientée course et outdoor, vous voilà directement classé dans la case des collègues dynamiques!



Le créateur Tom Ford conseille, lui aussi, dans New York Times,
de placer une lampe derrière l’écran.
New York TimesAjouter une légende


Ne pas s’arracher les cheveux
Qui n’a pas encore fait la douloureuse expérience de coincer ses cheveux dans son casque? Ou de tenter de cacher ses racines grâce aux effets d’une lampe de bureau? «Le casque doit être positionné comme un serre-tête qui ne tirera pas trop devant et ne bombera pas trop derrière, conseille le coiffeur, David Mallett. Préférez chignon et queue-de-cheval mi-haut ou bas. Les frisottis créent des ombres peu flatteuses: ajustez-les devant un miroir avant de faire face à l’appareil. Pour les plus isolées qui n’auraient pu se procurer des bombes de retouches en supermarché ou en pharmacie, maquillez vos racines à l’aide d’un coton-tige imbibé d’eau, trempé dans du fard à paupières. Sinon, coiffez vos mèches en avant et inclinez légèrement votre écran vers le bas. Quant à la brillance de vos cheveux ternis par l’enfermement (et les masques mal rincés), je vous livre un secret: pendant la nuit, mettez au frais une bouteille d’eau mélangée à du vinaigre de cidre de pomme et rincez la chevelure à l’aide de ce liquide glacé (il va rétrécir l’écaille). Puis séchez à l’air libre et si possible, appliquez une fine couche d’un sérum sur les longueurs.»

Ajuster son maquillage
«L’écran a tendance à contraster les couleurs, prévient Terry de Gunzburg, fondatrice de by Terry. Exit donc les effets de contouring, les fards saturés de pigments, les maquillages trop appuyés, d’autant qu’il est peu conseillé de ressembler à une gravure de mode derrière l’ordinateur. On mise davantage sur une peau souple et éclatante que sur le camouflage.» Suffiront donc une surdose d’hydratation pour le glow, un anticernes chargé d’effacer les traces de fatigue, une crème teintée à effet bonne mine qui rehausse les teints privés de lumière naturelle depuis le 16 mars. «Pour apporter du relief au visage, on se concentre sur les détails que lit le plus facilement la caméra: des sourcils dessinés, des cils densifiés surtout derrière des lunettes, une bouche repulpée au baume coloré - pas de mat qui risque d’aplatir le relief -, un blush liquide à effet frais et sans démarcation.»

mercredi 26 février 2020

BIGDATA PARIS, les 9 & 10 mars 2020


Gilles Babinet et Aurélie Jean, conférenciers Sense Agency, participeront au BigData Paris qui se tiendra au Palais des Congrès les 9 & 10 mars prochain.

Aurélie Jean, Ph.D, Docteur en science et entrepreneur interviendra sur « BigData et l’I.A : reconstruire la confiance.
Gilles Babinet intervient  sur le thème : Géopolitique du BigData : l’Europe sera-t-elle l’alternative aux modèles américains et chinois ?
 
https://www.bigdataparis.com/2020/